Impacts sur l’emploi et l’écosystème régional
L’aéroport n’est pas qu’une passerelle vers ailleurs : il est une “usine à valeur ajoutée”. Selon l’UAF, chaque million de passagers génère, en France, 1000 à 1500 emplois directs et indirects : sûreté, maintenance, commerces, services aux voyageurs, mais aussi prestations annexes (voitures de location, taxis, VTC, intérim, catering, etc.).
À Rennes ou Brest, ce sont près de 2000 emplois directs par plateforme. On pourrait arguer que la densité de personnel y est inférieure à celle d’une raffinerie pétrolière ; mais, dans une région au chômage structurellement plus bas que la moyenne nationale (5,7% en 2023 selon la DIRECCTE), ces emplois jouent un rôle stabilisateur, tout en offrant des perspectives d’évolution assez rares dans les métiers du tourisme.
Le “multiplicateur” est aussi territorial. Une étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bretagne chiffre à 350 millions d’euros l’impact économique global des aéroports bretons (hors Nantes, qui n’est plus strictement breton mais continue de drainer l’Est région), notamment grâce à :
- Aux retombées sur la sous-traitance locale (aménagement, sécurité…)
- Au développement de nouveaux métiers, notamment autour de la gestion environnementale et de l’accueil multilingue.
- À la structuration d’écosystèmes locaux : l’aéroport de Brest accompagne le Technopôle, Rennes travaille de plus en plus avec les pôles numériques, etc.