Sabella, l’avant-garde de l’hydrolien made in Finistère
Évoquer l’hydrolienne, c’est presque parler d’utopie réalisée – à condition d’en accepter les tâtonnements. Sabella, basée à Quimper, en a fait sa marque de fabrique. Fondée en 2008, l’entreprise est la première à avoir démontré, en France, la viabilité de l’électricité produite par les courants de marées. Sa turbine « D10 », installée au large d’Ouessant en 2015, est entrée dans l’Histoire en alimentant l’île avec un courant 100 % renouvelable.
L’exploit n’a rien de folklorique : la technologie de Sabella a permis de couvrir jusqu’à 50 % de la consommation électrique insulaire lors de ses tests (Sabella), prouvant la robustesse du modèle. Côté investissement, Sabella a su fédérer des partenaires publics (Région Bretagne, Ademe) et privés, engrangeant plus de 20 M€ de financement depuis sa création.
- Projets phares : D10 à Ouessant (2015-2020), démonstrateur D12 à venir.
- Emplois : 25 salariés, réseau de PME locales partenaires.
- Ambition : Exporter son savoir-faire à l’international (Indonésie, Philippines, Canada).
Mais, soyons honnêtes, la filière hydrolienne française stagne. Soutiens publics instables, normes changeantes... Sabella livre désormais un bras de fer avec l’État pour obtenir des contrats sur le long terme. Cette rigidité administrative contraste fâcheusement avec celle du Royaume-Uni, grand rival, qui a mis les bouchées doubles sur le secteur dès le début des années 2010 (Source : Reuters).