L’écosystème industriel brestois : forces et angles morts
Brest n’est pas qu’un quai : c’est un réseau serré d’industriels, de PME innovantes et d’organismes de formation qui constituent, selon le mot un brin lyrique de la Région, un véritable “écosystème”. Naval Group, Sabella (hydroliennes), Eiffage Métal, la start-up Le Floch Dépollution, ou encore l’incubateur de la Technopole Brest Iroise s’activent pour mutualiser compétences et innovations autour de la filière.
Avantage concurrentiel ? “La proximité des experts de l’Ifremer, le partenariat avec l’ENSTA Bretagne, et la capacité à mobiliser le savoir-faire de la sous-traitance locale donnent à Brest un petit coup d’avance…” souligne Gwenaëlle Gallen, directrice de la Technopole (source : L’AntEnnoir).
- 1 300 emplois directs et indirects annoncés sur dix ans, selon la Région Bretagne.
- Pôles structurants : Bretagne Ocean Power, Pôle Mer Bretagne Atlantique, Technopole Brest Iroise.
- Investissements en formation et recherche : ouverture de formations spécialisées à l’ENSTA, à l’UBO et au lycée Vauban.
Mais la face B de la pièce existe. Brest doit composer avec des concurrents qui s’organisent, à commencer par Cherbourg (pôle GE Renewable Energy) et Saint-Nazaire (usine d’assemblage GE, énorme bassin manœuvrable). Certains fournisseurs internationaux rechignent à s’implanter faute de garanties sur la visibilité des commandes (la France reste très en retard sur le déploiement de la filière, Les Echos).
En interne aussi, des voix s’élèvent sur le volet social : “L’industrie promet des emplois. Mais le pic d’activité reste ponctuel : qui s’inquiète de l’après-premier chantier ?” questionne un délégué CGT du port. L’enjeu de la formation continue et du maintien des effectifs localement dépasse donc le simple affichage politique.