Les fleurons : Focus sur trois grands projets européens portés (ou co-portés) par la Bretagne
1. Interreg North West Europe – Projets DigiCirc et Codex4SMEs
Première escale : le programme Interreg North West Europe, auquel la Bretagne participe activement. Un exemple significatif ? DigiCirc, piloté en France par Cap Digital et la Technopole Brest-Iroise. L’objectif : stimuler les PME à adopter des solutions numériques dans le domaine de la santé, en créant des « clusters » d’innovation.
- Budget total : 4,7 millions d’euros (2020-2023)
- Partenaires bretons : Technopole Brest Iroise, Images & Réseaux
- Accompagnement de plus de 30 PME/Startups dans la HealthTech régionale
Parallèlement, le projet Codex4SMEs (Collaborative Development of personalised diagnostics for SMEs) a mobilisé à la fois des institutions bretonnes et des entreprises innovantes, à la recherche de nouveaux outils de diagnostic, notamment en oncologie et maladies chroniques, grâce à l’intelligence artificielle. Parmi les bénéficiaires locaux : le cluster Biotech Santé Bretagne et la PME Inorévia, spécialiste du diagnostic automatisé.
2. Horizon Europe – Le projet COVIRNA à Rennes
N’en déplaise à ceux qui voient encore la santé numérique comme un luxe, la pandémie de Covid-19 a rebattu les cartes. Quelques jours à peine après la détection du premier variant, le laboratoire Sys2Diag (CNRS, Montpellier) a lancé, avec le CHU de Rennes, le projet européen COVIRNA. Objectif : identifier un marqueur génétique prédictif pour les formes graves du Covid-19, grâce à l’IA et au big data.
- Consortium de 15 partenaires européens
- Financement : 7,5 millions d’euros (2020-2023)
- Rôle du CHU de Rennes : collecte et analyse des données patient
- Mise en place d'outils numériques pour la transmission sécurisé des résultats
Un projet qui, de l’avis même du Pr Erwan Flecher (CHU Rennes, interview Ouest-France, 14/02/2022), “a permis non seulement d’accélérer la mise au point de diagnostics pluriparamétriques, mais aussi d’initier tout un écosystème régional autour des données de santé anonymisées, gérées localement”.
3. EIT Health France – L’incubation bretonne au service de l’Europe
L’avenir résident parfois dans les murs, parfois dans les têtes. Avec l’EIT Health (European Institute of Innovation & Technology), la Bretagne ne se contente pas d’être un terrain d’essai. Rennes, Brest, et Lorient accueillent plusieurs start-ups sorties de l’incubateur, dont certaines ont percé à l’international, à l’instar de
BodyCap (mini-capsules connectées pour le suivi des constantes vitales) ou Wefight (assistants virtuels pour patients chroniques).
- Plus de 15 start-ups bretonnes accompagnées depuis 2018 (source : EIT Health France, 2023)
- Accès facilité aux « living labs » européens pour l’expérimentation à grande échelle
- Retombées économiques : investissements étrangers significatifs (ex : fonds allemand Mundi Ventures, entrée au capital de Wefight en 2021)