Brest, Lorient, Saint-Malo : ports et périphéries, le coup de rein maritime
Lorient ne mise plus seulement sur la pêche et la conserve. Son port, 5ème de France pour l’agroalimentaire, traite chaque année plus d’1,7 million de tonnes de marchandises, dont une majorité de produits céréaliers, farine, huiles et conteneurs frigorifiques (source : Lorient Port Center, rapport 2022). Le parc de Kerpont, à l’entrée de la ville, a attiré des géants de la chaîne du froid. Et la construction du terminal multimodal Rail Route devrait, à terme, réduire de 20 à 30% le nombre de camions traversant l’agglomération.
Brest, jadis grand port charbonnier, se réinvente autour des énergies marines renouvelables (EMR) et de la logistique industrielle lourde. La zone portuaire de Saint-Marc offre 300 hectares, dédiés autant à l’export agricole qu’aux équipements offshores – l’expédition de pales d’éoliennes et de transformateurs y occupe désormais les grues.
Saint-Malo : la ville tire parti de son port pour le vrac alimentaire, les engrais et les flux de touristes/voitures en direction des îles Anglo-Normandes. Son hinterland (arrière-pays portuaire) a vu naître de nouveaux entrepôts secs et frais, réponse directe aux besoins de l’agroalimentaire et de la grande distribution régionale.